Les News de la section Educateur(-rice) spécialisé(e)
Conférence de Philippe GABERAN intitulée « "Etre éducateur" et pas seulement "faire éducateur" » le 19 avril à 20h00
Dans une société où le tissu social se délite, où l'exclusion sociale, les comportements violents, les situations extrêmes sont devenus monnaie courante,comment construire une position éducative cohérente?
Dans un tel environnement, comment arriver à "tenir" et à "faire valoir" les points de repère éducatifs, en résistant à la pression d'une opinion publique qui réclame des réponses où prime le seul traitement normatif des comportements dérangeants ?
Les sociétés contemporaines connaissent l'une de ces rares crises de civilisation qui ont régulièrement marqué leur histoire et servis d'étape fondatrice dans leur processus d'évolution. Et comme à chaque fois où de tels instants surgissent, il se trouve des idéologies conservatrices pour privilégier l'ordre au détriment de la créativité […]. Ces modèles, portés par l'accumulation de l'avoir et non la préservation de l'être, ont dès lors tout intérêt à nier la figure de l'éducateur et à s'employer à le réduire à un agent de contrôle social. Face à ce repli mortifère, il est urgent de réinvestir la posture de l'éducateur, pas seulement parce qu'il s'agit là d'un métier mais aussi et surtout parce que l'éducateur est une figure emblématique de l'humanité en marche vers elle-même. Seule une approche pleinement créative et pas seulement rationnelle du métier, peut aider au surgissement d'un éducateur capable dans l'urgence du quotidien de répondre à cette difficile hésitation entre « savoir tenir » et « savoir laisser passer ».
Philippe GABERAN est éducateur spécialisé, docteur en sciences de l'éducation, formateur et chercheur en travail social, auteur de nombreux ouvrages dans le champ socioéducatif, dont le dernier s'intitule: "Êtreadulteéducateur c'est…"
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Un groupe d'étudiants de BAC1 part à la rencontre des SDF de Liège et réalise une vidéo sur ce projet
Dans le cadre du cours "éducation et citoyenneté", donné par Damien QUITTRE, enseignant, un groupe de douze étudiants de BAC1 classe D de la section Educateur Spécialisé du CFEL a réalisé un reportage vidéo sur leur projet de rencontre avec des SDF.
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Regards croisés sur l’exil : module de cours organisé pour les étudiants de BAC2 éducateurs spécialisés
Entre le 9 et le 13 janvier 2011, les étudiants de BAC2 de la section Educateurs spécialisés de HELMo CFE ont suivi un module de cours intitulé « Regards croisés sur l’exil ». « Les objectifs poursuivis étaient la sensibilisation à la question de l’exil, la déconstruction des représentations initiales autour du sujet et la connaissance de notions juridiques et sociologiques relatives à la thématique », expliquent Marjorie NIBONA et Françoise GAILLY, enseignantes en charge de ce projet de formation.
« Regards croisés sur l’exil » est un module de 8 heures (4h socio et 4h droit) réparti sur une semaine et qui comportait plusieurs volets : 1. projection du film "Illégal" et regard réflexif, 2. rappels théoriques (parcours-accueil-rencontre), 3. exposition Escales (Croix-rouge) et regard réflexif télécharger la description de l'exposition, 4. animation par ALC (Annoncer la couleur télécharger la présentation de l'organisme qui subsidiait le projet de HELMo CFEL) au sujet des enjeux mondiaux de l'immigration au travers du jeu des chaises télécharger la fiche de présentation du jeu, 5. préparation à une rencontre avec des professionnels, 6. rencontre avec un avocat spécialisé en droit des étrangers, un directeur d'un centre Croix-rouge, le responsable de la section asile du CPAS de Liège, un représentant CRACPE (Collectif de résistance aux centres pour étrangers).
« Pourquoi aborder la question de l’exil de cette façon ? Car il s’agit d’une thématique commune aux cours de droit et de sociologie du BAC2 en éducation spécialisée. Parce que nous avions envie de partager notre intérêt pour le film "Illégal" et envie de l'exploiter avec les étudiants. Et enfin parce que nous avions la volonté de mener une collaboration et un regard pluridisciplinaire sur le sujet », concluent Marjorie NIBONA et Françoise GAILLY.
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Douze étudiants de BAC1 organisent une exposition sur la prostitution
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Joseph Roushop, enseignant à HELMo CFEL, produit le film "La cantate de tango"
Joseph ROUSCHOP, enseignant à HELMo CFEL, est également le "papa" de la maison de productions Tarantula. A son actif, une quinzaine de films long-métrage et documentaires. Ce 2 juin sortira sur les écrans le film "La cantate de tango", du réalisateur Diego Martinez Vignatti, qui a été produit par Tarantula. "Ce projet a été initié en 2006, explique Joseph ROUSCHOP. Après avoir été présenté aux festivals de Locarno et de Tokyo, le film arrive ce mois-ci en Belgique. Le 9 juin, il y aura d'ailleurs une projection au cinéma Sauvenière suivie d'un concert de tango avec l'actrice principale du film".
C'est en 1996 que Joseph Roushop lance Tarantula. Chaque année, cette maison de production liégeoise produit et co-produit entre 4 et 5 films : long-métrage, court-métrage, documentaire, télé-film. "Avec le temps, la ligne éditoriale est aujourd'hui assez bien définie, explique Joseph Roushop. Les films que nous produisons sont des films d'auteur, avec une écriture très personnelle. Les réalisateurs avec qui je travaille ont tous un point de vue social et politique et ils sont en questionnement sur le monde contemporain qui nous entoure".
L'histoire de "La cantate de tango" débute il y a quelques années par une rencontre : "En 2005, j'ai produit le film 'Batalla en el cielo" du réalisateur mexicain Carlos REYGADAS, qui a été présenté à Cannes, notamment. C'est lors du tournage de ce film que j'ai fait la connaissance de Diego Martinez VIGNATTI qui était directeur-photo. Ce dernier avait un projet de fiction. C'est à partir de là que nous avons construit 'La cantate de tango' qui sort aujourd'hui sur ces écrans".
Le film a été tourné pour moitié en Argentine et pour moitié dans le nord de la France. Le synopsis est le suivant : Helena est un grand espoir du tango. Elle est profondément, passionnément amoureuse. Lorsqu’elle passe avec succès une audition avec son groupe pour une résidence dans un prestigieux théâtre de Buenos Aires, sa carrière semble prendre son envol. Mais elle est alors frappée par un drame : l’homme qu’elle aime ne l’aime plus en retour. Pour Helena qui vit et chante pour l’Amour, c’est le bout du chemin. Obsédée et torturée par cette perte, Helena est incapable de dépasser la blessure de son cœur et devient l’ombre d’elle-même. Mais que se passerait-il si elle s’en allait pour tout recommencer ailleurs ? Qu’arriverait-il si elle laissait derrière elle sa souffrance et entamait une nouvelle vie dans un autre pays ? Peut-être serait-elle alors capable d’abandonner sa douleur pour lentement, réapprendre à vivre et à aimer…
Une projection suivie d'un concert de tango (par l'actrice principale du film) se déroulera le 9 juin, à 20h00, au cinéma Sauvenière, à Liège.
Conférence de Bernard ROBINSON le jeudi 25 février, à 20h00
Présentation du conférencier:
B. ROBINSON est Docteur en psychologie et Psychanalyste, ancien formateur (de psychologues, d’éducateurs spécialisés, d’assistants sociaux, …), notamment au CFEL.
Titre:
"Permettre à chacun d'être auteur de son destin" : un défi pour les intervenants sociaux
Argument:
Les psychologues cliniciens et les intervenants sociaux ont en commun qu’ils sont tributaires, pour leur action, des conditions de fonctionnement psychique et social. De quoi souffrent nos contemporains, psychologiquement et socialement ? La chute apparente des dieux, la démocratie des opinions galopante, le ras de marée technologique et l’économie de marché ont eu raison de l’autorité, pilier traditionnel de la transmission. Il n’y a plus d’auteurs : nous sommes ramenés à l’immédiat et au quotidien d’une économie de l’objet. Chacun pour soi. Comment repenser le quotidien comme socle de l’existence individuelle et sociale, outil spécifique du travailleur social sur le terrain, et le collectif comme socle de notre éthique et de notre histoire ? Comment créer des espaces de parole qui permettent à chacun d’être l’auteur de son destin ?
Entrée gratuite mais inscription préalable obligatoire au secrétariat du CFEL avant le mardi 23/2/2010 (04/3438837) durant les heures de bureau
Les étudiants de 2ème bac se figent au centre de Liège
Le 17 septembre 2009, sur le temps de midi (et donc à une heure de grand passage), tous les étudiants du 2ème bac de HELMo CFEL ont pris part à un « freezing-sculpting » de quelques minutes sur la place Cathédrale, au cœur de Liège. L’occasion pour ces futurs éducateurs spécialisés, à travers ce moyen d’expression, de suspendre le cours des choses pour ouvrir de la sorte ensemble une réflexion sur leur position individuelle et collective, et d’ainsi s’engager dès l’entame de l’année dans une action concrète, rejoignant en cela un axe fort de cette année de formation.
L’éducateur va à la rencontre de l’autre, de la personne (en détresse souvent) et des réalités sociales du monde qui l’environne. Et le freezing qui propose un arrêt momentané du mouvement, met les étudiants dans une attitude d’interpellation et de rupture dans l’organisation et la circulation habituelles des utilisateurs d’un espace public Arrivés le matin du 4ème jour à l’auditoire de HELMo CFEL, les quelques 120 étudiants du 2ème bac ont appris leur participation à cet exercice et le sens de cette journée un peu particulière : « En ce qui nous concerne, explique Matthieu DELVAUX, professeur à HELMo CFEL, le but est de créer une expérience fondatrice qui puisse souder le groupe en deux temps : deux minutes de freezing pur, suivies d’une minute de sculpture humaine ». Et en effet, après s’être figé dès que le carillon de la cathédrale a sonné midi trente, les étudiants ont mis au point une dizaine de sculptures de groupe en Vinâve d’Ile.
Après ces prestations publiques, les étudiants se sont retrouvés avec leurs professeurs pour prendre part à un temps d’évaluation permettant de faire le lien avec la formation, de partager leurs sensations ainsi que leurs émotions et ses d’élaborer leurs réflexions liées à cette expérience d’art urbain qui engage chacun dans une forme particulière d’expression. L’idée du freezing, c’est qu’à partir de cette tâche, qui leur a été annoncée le matin même, ils entrent en négociation et qu’ils construisent quelque chose ensemble. Il est important pour eux, en tant que futurs éducateurs, qu’ils s’interrogent sur le processus : « j’interpelle, je dis quelque chose, j’écoute, je reçois… ». A travers l’expérimentation, ils construisent une action en la réfléchissant, ce qui permet enfin de faire le lien avec cette étape de leur formation où ils passent du pôle ‘à la rencontre de l’autre’ du 1er bac au pôle ‘moi avec l’autre’ du 2ème bac, tout en réinscrivant la démarche de l’éducateur dans le tissu urbain et social qui l’entoure.
Conférence : Pierre DELION passionne son auditoire
Les éducateurs, les psychomotriciens et aussi les autres professions d’aide à la relation éducative, sociale et thérapeutique sont aujourd’hui confrontés à une modification profonde des modèles antérieurs, chacun dans leurs domaines respectifs, mais aussi ensemble dans leurs partenariats. Or pour pouvoir accompagner ceux qui ont besoin d’aide de façon à la fois pertinente mais aussi plus efficace, il est important de mieux connaître les mécanismes sous jacents qui ont présidé à ces bouleversements.
Parmi les éléments qui peuvent éclairer ces changements, les questions qui tournent autour du corps, du groupe et des institutions sont centrales, dans la mesure où les effets de leur non prise en compte réapparaissent sous d’autres formes telles que l’instabilité psychomotrice et l’insatiabilité des enfants, la difficulté à contenir leur toute puissance infantile dans des limites socialement acceptables, les comportements agressifs et violents qui sont préoccupants à plus d’un titre et apparaissent de plus en plus précocement, les difficultés à vivre ensemble qui traversent les différents lieux collectifs (familles, écoles, foyers, institutions ) et bien d’autres symptômes d’un monde qui peine à trouver les limites.
Afin de mieux comprendre ces évolutions, HELMo CFEL organisait, ce 20 janvier 2009, dans le cadre de ses festivités du 50e anniversaire, la conférence intitulée « L’accompagnement éducatif et social à l’épreuve de la modernité : corps, groupe, institution ». C'est Pierre DELION qui était convié à prendre la parole.
Pierre Delion est psychiatre et psychanalyste, responsable d’un service de psychiatrie infanto-juvénile à Lille. Engagé depuis plus de vingt-cinq ans dans la rénovation de la psychiatrie, il s’inscrit dans la lignée de la psychothérapie institutionnelle.
Plus de cent de personnes, étudiants et professeurs de HELMo CFEL, mais également professionnels du secteur extérieur à notre Haute Ecole, se sont rassemblées dans le gymnase pour écouter les propos du psychiatre français. "Nous avons vécu un grand moment, s'exclame Manu RENARD, directeur de HELMo CFEL. Pendant près d'une heure trente, sans la moindre note, le professeur DELION a tenu en haleine son assistance. Il nous a permis de mieux cerner les contours de la psychiatrie institutionnelle, et d'en comprendre mieux les avantages et les contraintes."
Le prochain rendez-vous que vous fixe HELMo CFEL, c'est le jeudi 26 mars prochain, à 20h00, au cinéma Le Parc, à Droixhe, pour la projection du film « A dimanche » de Benoît DERVAUX. La séance sera suivie d’une rencontre-débat avec le réalisateur Benoît DERVAUX et Bernard DE VOS, Délégué général aux droits de l’enfant.
Un exercice de supervision en direct avec Paul FUSTIER
Dans le cadre de son 50 e anniversaire, HELMo CFEL proposait, le 24 novembre 2008, un premier évenement : il s’agissait d’un exercice de supervision en direct. « L’idée du travail en équipe est fondamentale, explique Eric DEBRAS, professeur à HELMo CFEL et une des chevilles ouvrières du projet. L’équipe présente amènera une situation éducative vécue au quotidien, qu’elle questionnera avec Paul FUSTIER pour relancer ou amorcer des pistes d’action éducative concrètes. Dans la foulée, le public aura l’occasion, avec Paul FUSTIER, de dégager les axes forts de cet exercice de supervision et de mettre en évidence les enjeux du travail en équipe et dans l’institution ».
Paul FUSTIER est professeur émérite de psychologie à l’Université de Lyon. Il intervient dans les institutions psychiatriques, médico-légales et sociales, afin d’aider à l’analyse des dispositifs d’accueil ou pour favoriser l’apparition de nouvelles dynamiques institutionnelles. Il a notamment publié, dès 1972, L’identité de l’éducateur spécialisé, et, plus récemment, Les Corridors du quotidien (1993), Le travail d’équipe en institution (1999) ainsi que Le lien d’accompagnement (2005). Quant à la Maison de l’Institut Michotte, dont plusieurs représentants mèneront l’exercice, il s’agit d’une petite maison d’hébergement d’une quinzaine d’enfants du secteur de l’Aide à la Jeunesse. Leur population est donc faite d’enfants et d’adolescents qui ont des parcours familiaux et personnels fort perturbés.
